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Zoom sur la saison touristique été 2019



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Les statistiques dévoilées par la Banque centrale de Tunisie ont montré une hausse de recettes touristiques cumulées de 46 % pour le mois d’août dernier par rapport à la même période de l’année 2018.Le mois d’août a affiché aussi une affluence de touristes venant visiter la Tunisie. Ce qui permet d’envisager la possibilité d’atteindre 9 millions de touristes d’ici la fin de l’année pour le pays. Ces beaux auspices touristiques cachent tout de même un certain nombre de maladresses mais l’Etat essaie de son mieux de contrôler les évènements qui peuvent déstabiliser la réussite de ce secteur.

Si la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine marque le contexte économique international, l’activité économique tunisienne a connu un début difficile pour cette année 2019. En effet, les investissements sont en berne, les productions de produits énergétiques sont faibles. De plus, l’Etat n’arrive pas à contrôler l’inflation. Malgré cette conjoncture assez difficile, le secteur touristique a connu une saison inédite cette année par rapport au secteur industriel et à l’agriculture.Les données fournies par la Banque mondiale confirment cette affirmation car on a enregistré une augmentation des recettes touristiques de plus de 1,1 milliard de dinars par rapport au mois d’août de l’année écoulée. La même source a révélé aussi une amélioration des avoirs nets en devises de 98 jours d’importation contre 70 jours d’importation l’année dernière.

Le ministre du tourisme, Réné Trabelsi, a pour sa part indiqué un chiffre de 5,5 millions de touristes jusqu’à la fin du mois de juillet en soulignant qu’il espère atteindre l’objectif de 9 millions de visiteurs jusqu’à la fin de l’année.Ainsi, de janvier au mois de juin 2019, on a enregistré 3 millions 774 000 touristes, soit une hausse de 16,7 % par rapport à l’année dernière. Les taux des touristes maghrébins et européens venus au pays affichent une hausse respective de 18,3 % et de 22 %. Les touristes britanniques et français ont également décuplé à 119 % et 25,2 % environ.Le taux des Algériens venus au pays affiche aussi un boom spectaculaire. Toujours selon les statistiques de BCT, 30 % des touristes pendant les 8 derniers mois sont des Algériens.Cela est dû à la situation géographique proche de l’Algérie par rapport à la Tunisie mais aussi) l’accessibilité terrestre et l’abondance des liaisons aériennes.Ces chiffres ont permis de montrer le regain de confiance des touristes après les attaques terroristes de 2015.

Pour améliorer ce secteur, le ministre déclare avoir simplifié les procédures administratives afin d’attirer les investisseurs car il pense que le blocage est causé par les difficultés auxquelles sont confrontées les investisseurs tunisiens et étrangers.L’Etat va aussi octroyer de l’aide financière au transporteur nationale à travers l’octroi d’un crédit pour acheter des pièces de rechange et la mise à niveau de 8 avions non exploités afin d’éviter les retards de vol. Toutefois, pour que ce secteur puisse réellement faire face à la concurrence, il convient aussi de diversifier les produits touristiques, d’offrir une qualité de services à la hauteur des attentes des visiteurs et d’élaborer une stratégie marketing performante. Des efforts doivent être aussi déployés afin de garantir un climat touristique dépourvu des problèmes d’insécurité et de malpropreté. Ces différentes mesures prises ensemble permettent d’attirer un plus grand nombre de touristes ayant un pouvoir d’achat élevé.

Toujours dans l’optique de l’amélioration du tourisme en Tunisie, le ministre du Tourisme et de de l’artisanat, René Trabelsi a conclu aussi une convention de création d’une route touristique maritime entre la Tunisie et le Malte en passant par le port de Zarzis. Le but est d’attirer un flux de touristes sur l’île de Djerba. La coopération entre le pays et Malte inclue également une formation des jeunes diplômés de l’école de tourisme dans le tourisme alternatif.

Comprenant justement l’enjeu de ce marché dynamique qui commence à gagner du terrain et qui peut apporter plus de devises que celles du phosphate, la Tunisie s’oriente de plus en plus vers le tourisme médical. Ce marché qui promet 200 millions de clients à la Tunisie est florissant car la Tunisie propose un coût raisonnable de soins tout en bénéficiant d’une infrastructure acceptable et des praticiens et professionnels de santé hautement qualifiés. Pour rappel, le secteur public de la santé tunisienne compte 2 058 centres de santé de bases et 167 hôpitaux. Le secteur privé, compte pour sa part, 165 clinques privés, y compris ceux en cours de réalisation. L’industrie pharmaceutique, quant à elle, comprend plus d’une cinquante d’unités. Ces atouts permettent de de développer ce secteur en pleine croissance.Notons que la plupart des patients sont des Libyens victimes de la guerre, de l’Afrique subsaharienne etde l’Europe. Ces patients font générer au pays un revenu conséquent de presque un milliard de dinars, le classant ainsi en deuxième rang de destination de tourisme médical africaine en termes de revenus.

Si le secteur médical tunisien est en plein essor, le tourisme de bien-être ne se porte pas aussi bien à en juger par les centres de bien-être qui ferment leur porte. Quoi qu’il en soit, le gouvernement fait des efforts pour préserver la sécurité du pays avec ce flux de touristes et de patients venant se soigner au pays.

La sécurité est l’un des problèmes pouvant entraver l’essor de ce secteur. Pour rassurer les touristes et les étrangers qui vont venir visiter le pays ou venir se soigner en Tunisie, le ministre de la Défense a indiqué qu’il contrôle entièrement la sécurité dans le pays. Il a ajouté aussi que ce phénomène de terrorisme arrive également chez les autres pays et que même les grandes puissances peuvent en être victimes. Notons que le tourisme fait vivre la Tunisie car il représente 7 % de son PIB.De plus, il emploie près de 15 % des Tunisiens. Les bouleversements dans ce secteur ne sont pas ainsi sans effet sur l’économie. S’il s’écroule, ou s’il manque de soutien, c’est l’économie tunisienne qui s’effondre, selon le propos de la ministre tunisienne de tourisme.

Pour preuve, l’attentat de 2015 qui a causé la mort d’une trentaine de personnes dont 20 touristes étrangers a fait un bilan lourd à l’économie du pays. Après les deux attentats de 2105, les tours opérateurs ont fait l’évacuation des milliers de touristes et 80 % des réservations ont été annulés. Après ce choc, le gouvernement a pris des mesures sérieuses pour redresser l’ordre. Le tourisme n’a pas pu retrouver son élan que trois ans plus tard. Le ministre a aussi déclaré que la situation sécuritaire de la Tunisie est stable et que la sécurité au pays s’améliore d’année en année. Ce qui ne signifie pas l’élimination du terrorisme, a-t-il ajouté, mais les forces de l’ordre restent vigilants sur les éventuelles attaques terroristes. Il a d’ailleurs souligné la coordination de l’effort entre les ministères de l’intérieur et de la défense.

Pour conclure, avec l’amélioration du climat de sécurité dans le pays, la Tunisie peut assister à une relance du secteur touristique et la venue de touristes. Malgré cette extraordinaire opportunité, la Tunisie ne doit pas se reposer sur ses lauriers mais chercher d’autres moyens pour mieux faire face à la concurrence internationale.

 

 

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